Votre société dégage un bénéfice et vous avez entendu parler d’un IS à 15 %. Ce taux ne s’applique pourtant ni à toutes les entreprises ni à tout le résultat. Vérifier les conditions évite une simulation trop favorable et une mauvaise provision de trésorerie.
AURUS accompagne les dirigeants dans leurs déclarations et leurs prévisions fiscales. Voici comment relier l’éligibilité au taux réduit d’IS à 15 %, le bénéfice imposable et le calcul de l’impôt, sans confondre chiffre d’affaires, résultat comptable et trésorerie disponible.
Comprendre la tranche bénéficiant du taux réduit
Pour une entreprise éligible, le taux réduit s’applique aux premiers 42 500 € de bénéfice imposable par période de douze mois. Le surplus relève du taux normal de 25 %, hors régimes particuliers. Dépasser 42 500 € de bénéfice ne fait donc pas perdre le taux réduit sur la première tranche.
La fiche officielle sur l’IS présente ces taux et les conditions. La limite est liée à la durée de la période : les exercices courts ou longs nécessitent un examen du prorata et des éventuelles règles de périodes d’imposition.
Contrôler le chiffre d’affaires et le capital
Le chiffre d’affaires ne doit pas dépasser 10 millions d’euros, apprécié selon les règles applicables et ramené, si nécessaire, à douze mois. Le capital doit être entièrement libéré. Des apports seulement promis ne suffisent pas.
Vérifiez l’état du capital avant la clôture et conservez les pièces justificatives. Une opération sur le capital au cours de l’exercice peut modifier les vérifications nécessaires. Le contrôle ne doit pas se limiter au chiffre figurant sur les statuts d’origine.
Examiner la détention directe et indirecte
La détention requise est d’au moins 75 % par des personnes physiques ou par une société répondant aux conditions prévues. La continuité de la détention et les règles particulières, notamment en présence de titres auto-détenus, doivent être examinées.
Une holding interposée ne signifie donc pas automatiquement perte du taux réduit. Il faut analyser les conditions de la société intermédiaire et la chaîne de détention. Les règles de chiffre d’affaires des groupes intégrés ne doivent pas être généralisées sans examen à tous les groupes.
Partir du bénéfice fiscal, pas du solde bancaire
Le bénéfice fiscal résulte du résultat comptable corrigé des réintégrations et déductions fiscales, puis des imputations applicables. Une charge enregistrée en comptabilité n’est pas nécessairement déductible ; une provision doit notamment satisfaire ses conditions propres.
Exemple fictif : un résultat avant IS de 60 000 €, augmenté de 2 000 € de charges non déductibles et diminué de 1 000 € de déductions justifiées, conduit à 61 000 € avant autres ajustements. Le calcul doit être fondé sur la base fiscale finalement retenue.
Calculer l’impôt sur un exercice de douze mois
Exemple fictif distinct : une société remplit toutes les conditions et présente un bénéfice fiscal de 80 000 €, après imputation des déficits éventuels. Aucun crédit, contribution ou régime particulier n’est retenu dans l’illustration.
- Première tranche : 42 500 € × 15 % = 6 375 €.
- Solde : 37 500 € × 25 % = 9 375 €.
- IS total illustratif : 15 750 €, avant les autres mécanismes éventuellement applicables.
Appliquer 15 % à l’ensemble des 80 000 € sous-estimerait l’impôt. Appliquer 25 % à l’ensemble ignorerait la tranche réduite. Une simulation doit distinguer le calcul annuel, les acomptes déjà payés et le solde restant à décaisser.
Anticiper la clôture avec des données justifiables
Une situation comptable récente permet d’estimer le résultat, mais des produits à recevoir, charges à payer ou provisions peuvent encore être nécessaires. Les hypothèses de fin d’exercice doivent être explicites et documentées, sans inventer des dépenses pour diminuer la base.
Le suivi comptable d’AURUS facilite le rapprochement entre activité, résultat prévisionnel et fiscalité. La prévision est ensuite actualisée lors de l’arrêté des comptes. Elle reste une estimation tant que les données et retraitements définitifs ne sont pas établis. Découvrez notre démarche d’optimisation fiscale.
Questions fréquentes sur l’IS à 15 %
Faut-il réaliser moins de 42 500 € de chiffre d’affaires ?
Non. La limite de tranche porte sur le bénéfice fiscal ; le chiffre d’affaires obéit à une condition distincte.
Le taux réduit s’applique-t-il après un déficit ?
L’IS se calcule sur le bénéfice imposable après les imputations admises. Les modalités de report du déficit doivent être vérifiées.
Le capital partiellement libéré suffit-il ?
Non. La condition de libération intégrale doit être contrôlée pour l’exercice étudié, avec les autres critères d’éligibilité.
Avant la clôture, demandez à AURUS une simulation d’IS intégrant votre éligibilité, votre bénéfice fiscal prévisionnel et les décaissements à anticiper.
Informations vérifiées le 23 octobre 2026, à partir des sources officielles citées, à actualiser selon l’année et la situation concernées. Les exemples sont fictifs et ne constituent pas des résultats clients. Cet article présente des règles générales et ne remplace pas une analyse personnalisée de votre situation.


