Vous connaissez votre prix d’achat et le prix de vente envisagé. Mais entre les frais de notaire, les travaux et la commission d’agence, quels montants influencent réellement votre plus-value ? La réponse dépend d’abord du régime applicable à la cession.
AURUS vous accompagne dans l’analyse financière et fiscale de vos projets immobiliers. Pour préparer la vente, l’objectif est de recenser les frais admis dans le calcul de la plus-value immobilière, de comparer les options possibles et de transmettre au notaire un historique cohérent.
Identifier le vendeur et le régime de cession
La vente d’un bien relevant du patrimoine privé, celle d’un immeuble détenu par une société à l’IS et la vente de titres ne se calculent pas de façon identique. Une SCI à l’IR doit également être analysée selon les associés et les règles concernées.
Avant de retenir un forfait ou un abattement, vérifiez les exonérations éventuelles, notamment celle de la résidence principale sous conditions. La fiche officielle sur la plus-value immobilière présente le régime des particuliers et ses principales distinctions.
Distinguer majoration du prix d’achat et frais de vente
Le calcul rapproche un prix de cession corrigé d’un prix d’acquisition corrigé. Les frais d’acquisition admis augmentent le second ; les frais de vente admis diminuent le premier. Toute dépense liée au bien n’entre pas automatiquement dans l’un de ces postes.
Le capital restant dû sur votre prêt ne diminue pas la plus-value. Il réduit l’argent qui vous restera après remboursement, ce qui constitue une question différente. Il faut donc séparer fiscalité de la cession et produit net disponible sur le compte bancaire.
Comparer frais réels et forfait d’acquisition
Pour une acquisition à titre onéreux relevant du régime des particuliers, les frais peuvent être retenus sur justificatifs ou selon le forfait légal de 7,5 %, dans les conditions applicables. Le choix suppose de disposer du prix et du décompte d’acquisition.
Une donation ou succession suit une autre logique. Le forfait de 7,5 % ne s’y applique pas de manière générale : il faut examiner la valeur déclarée et les frais effectivement admis. Ne reprenez pas une simulation d’achat pour un bien reçu gratuitement.
Analyser les travaux et les déductions antérieures
Les travaux retenus au réel doivent répondre aux catégories et conditions prévues, notamment leur réalisation par une entreprise et leur justification. Entretien, réparation et amélioration ne sont pas interchangeables. Le traitement dépend de la nature réelle de l’intervention.
Vérifiez si les dépenses ont déjà été prises en compte fiscalement. Le régime du forfait travaux de 15 %, pour les immeubles bâtis détenus depuis plus de cinq ans, doit être distingué du réel. Ces deux méthodes ne se cumulent pas pour les mêmes travaux.
Retenir les frais de vente à la bonne personne
Une commission d’agence contractuellement supportée par le vendeur peut, sous conditions, diminuer son prix de cession. Si l’acquéreur en a la charge, elle n’est pas déduite de la même manière par le vendeur. Contrat et acte doivent être cohérents.
Les diagnostics ou frais de mainlevée peuvent aussi nécessiter un examen. Conservez factures et preuves de paiement, et faites valider leur admission dans la déclaration. Une ligne intitulée « frais divers » sans pièces ne permet pas un traitement fiable.
Illustrer le calcul de la plus-value brute
Exemple fictif : un appartement acquis à titre onéreux 150 000 € est vendu 250 000 €. La commission de 10 000 € est supportée par le vendeur. Les hypothèses retiennent 12 000 € de frais d’achat admis et 22 500 € de forfait travaux applicable.
- Prix de cession corrigé : 250 000 € − 10 000 € = 240 000 €.
- Prix d’acquisition corrigé : 150 000 € + 12 000 € + 22 500 € = 184 500 €.
- Plus-value brute illustrative : 55 500 €, avant abattements, exonérations ou autres corrections.
Cet exemple exclut notamment les situations professionnelles et les corrections liées à des amortissements antérieurement admis. Il ne calcule pas l’impôt final, dont les bases et éventuelles surtaxes doivent être déterminées séparément.
Préparer le dossier avant le compromis
Réunissez acte d’achat, décompte notarial, factures de travaux, déclarations antérieures et mandat d’agence. Les dates permettent de déterminer les durées de détention ; les pièces fiscales éclairent les dépenses déjà traitées.
Le notaire intervient dans la déclaration de la vente immobilière selon les règles applicables. AURUS peut contribuer en amont au rapprochement des documents comptables et fiscaux, sans se substituer aux formalités notariales. Découvrez notre accompagnement d’expert-comptable en immobilier.
Questions fréquentes sur les frais immobiliers
Le forfait travaux s’applique-t-il à un terrain nu ?
Le dispositif évoqué concerne les immeubles bâtis sous conditions. Il ne faut pas l’étendre automatiquement aux terrains.
Le coût de mon crédit réduit-il la plus-value ?
Le remboursement du capital n’est pas une déduction du prix fiscal. Les autres frais exigent une analyse de leur nature.
Quand faut-il faire la simulation ?
Avant de s’engager sur la vente, pour distinguer impôt estimé, remboursement d’emprunt et somme nette attendue.
Vous envisagez de vendre ? Demandez à AURUS une estimation documentée de votre plus-value et des pièces à préparer avec votre notaire.
Informations vérifiées le 23 octobre 2026, à partir des sources officielles citées, à actualiser selon l’année et la situation concernées. Les exemples sont fictifs et ne constituent pas des résultats clients. Cet article présente des règles générales et ne remplace pas une analyse personnalisée de votre situation.


